La généalogie: une activité web 2.0 ?


Le premier réseau auquel nous appartenons dès la naissance est la famille. Nous avons un père et une mère.

La généalogie reconstitue ce réseau selon deux règles simples: la filiation et l’alliance en se basant sur des actes légaux (actes d’état-civil + adoptions). Elle diverge de la génétique en ce qui concerne le père car ici nous nous interessons au père légal et non au géniteur et en ce qui concerne la mère dans le cas de l’adoption. En utilisant le seul lien de la filiation nous pourrions relier les 80 milliards d’humains ayant vécu sur Terre depuis quelques milliers de siècles.

La généalogie devient vite une sorte de wiki où les corrections sont apportées par des cousins plus ou moins lointains dont l’ascendance recouvre la notre. Il est parfois assez amusant de voir certains qui refusent de transmettre des données sous le prétexte qu’un cousin refuse de transmettre l’ascendance des aïeux communs. Légalement, personne ne peux parler de diffamation pour des personnes décédées et seule la personne concernée peut s’opposer à la divulgation d’informations généalogiques le concernant lui et ses enfants mineurs.

La généalogie est un moyen d’échanges souvent riches si on cherche à connaitre le contexte dans lequel les ancêtres ont vécu. Garder ses ancêtres, ses recherches est souvent futile car des enfants non interessés bruleront les années de durs labeurs dans les archives alors que d’autres, interessés, se briseront durant des années les dents à la recherche d’un acte.

Mais ne voyez pas là un acte en faveur du pillage mais plutôt de la reconnaissance mutuelle du travail de chacun. Citez ses sources et entretenir des échanges sont le meilleur moyen d’un rapport gagnant-gagnant entre généalogistes.